mardi 3 août 2010

toujours pour elle


Je suis venu te voir dans l’espace de ton rêve
Pour que tu touches ma peine
Et j’ai cherché dans le village perché
Les branches solides
Pour assoir mon soulagement.
Ton visage drapé à la protection du froid
Courait dans le sommeil
Comme un enfant
Au soleil de la joie.
Je suis venu la nuit
La nuit
Toute la nuit pour te voir
Et sourire avec toi
Pendant que les vertus
Du sommeil étanchait la soif
De ta fatigue du jour.
Je t’ai regardé dormir
Et plus jamais je ne me sentirai seul. 

mardi 27 juillet 2010

Poésie en résidence

L’ombre de l’inertie plane
Dans les écoles des cadres de mon pays.
Un esprit omnivore dévore le dynamisme
Des cadres ambitieux.
L’ambition se transforme en l’envie
Du budget,
Proie facile pour les anciens budgétivores.
Et la part du vol devient la part du lion
Quand le progrès s’essouffle des caisses vides
D’un état en voie de sous-développement. 

Wakeu Fogaing

lundi 26 juillet 2010

POUR MON AMOUR

J’ai vu planer la main pour chercher de l’aide
Une main seule tranchée par la haine des guerres
Des pays qui survivent.
J’ai entendu l’amant se donner sur le front
Parce que le temps de voir l’aimée
Plane dans l’incertitude
On parle des hommes seuls sur les routes du monde
A la recherche de l’ombre câline
Du paradis nuptial.
La haine défie l’amour et trône sur l’esprit
La hargne de la guerre…
Moi je te vois mon aimée je te vois
Sur ma vie mon ange sur ma joie et
Le temps se perd autour de moi
Pour l’éternité. 

samedi 24 juillet 2010

Poésie en résidence

La table est si dure
Que la feuille reste blanche
Et la pointe en érection de ma mine
Ne trouve pas l’accès
A l’ambiance coïtale de la création.
Les idées me volent la vedette d’auteur
Et vagabondent en touristes
Dans mon mal d’inspiration.
Pleure feuille blanche pleure
Pleure la mauvaise saison des mots.
Une marionnette viendra
Etre l’enfant qui naît en absence d’espoir.
Mets ton pyjama et dors sur ta blancheur
Demain peut-être,
Ma main noircira tes lignes sensuelles
D’encres fécondes aux couleurs de Kribi. 

mercredi 21 juillet 2010

POUR MON AMOUR

Mon rêve se glisse entre tes cuisses
Et je perds la tête
Ma tête d’homme.

Je concentre mon esprit
Au temps qui se souvient
Et sans connaître la fin,
Je suicide ma liberté.

Pour être avec toi dans ton paradis
Dans le paradis des moments qu’on partage.

Mon rêve se glisse entre tes seins
Et ma tête se perd
Dans les montagnes de ta chaleur.
Je ne suis pas l’envieux
Qui prie le sort absent
La jouissance me noie
Et ma pensée avec.

J’aime dire que j’aime
J’aime dire partout que j’aime
Je t’aime et aime le dire
Pour moi
Au fond de moi et sans partage.